La Création crie : Réflexions et actions de la Famille de l'Incarnation face à la COP 31
Chères sœurs et membres de la Famille de l’Incarnation :
Une fois de plus, la Conférence des Parties sur les changements climatiques se tiendra au mois de novembre. Les COP — selon l'acronyme anglais (Conference of the Parties) — sont des conférences de haut niveau organisées par les Nations unies, qui réunissent des États, des organisations régionales et des acteurs non étatiques afin d'actualiser les engagements et de fixer de nouveaux objectifs. Cette année, la COP 31 se déroulera à Antalya, en Turquie.

Les paroles de Léon XIV résonnent avec une totale actualité : « La Création crie à travers les inondations, les sécheresses, les tempêtes et la chaleur implacable… Une personne sur trois, vit dans une situation de grande vulnérabilité en raison de ces changements climatiques. Pour elles, le changement climatique n’est pas une menace lointaine ; ignorer ces personnes, c’est nier notre humanité partagée. »
Quelques-unes des avancées réelles attendues de ce sommet :
• Une feuille de route contraignante pour l'élimination progressive des combustibles fossiles, accompagnée de la suppression des subventions qui leur sont accordées et de la suspension des nouveaux permis d'exploration.
• Un financement accru pour la lutte contre le changement climatique.
• Souveraineté alimentaire et agroécologique : bien que les systèmes alimentaires représentent un tiers des émissions mondiales, ils reçoivent moins de 3 % des fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique.
En ces périodes de recul de l'agenda climatique, il est nécessaire de s'engager résolument à transformer les engagements pris lors des précédentes COP en actions concrètes et en changements, assortis des financements requis.
À notre échelle, une façon de prendre part à cet engagement consiste à prendre conscience de notre responsabilité en tant que consommateurs.
Dans un système régi par les mécanismes de l’obsolescence* programmée — qui consiste à concevoir des objets dotés d’une date de péremption artificielle afin de forcer leur remplacement constant — et de l’obsolescence perçue — qui façonne la culture par le biais de la publicité pour convaincre l’individu que ce qu’il a acheté il y a six mois a perdu toute valeur sociale, esthétique ou personnelle —, environ 99 % des matériaux que nous extrayons, transformons et consommons au sein des modèles occidentaux finissent en déchets en l’espace de six mois seulement.

• Obsolescence = le fait d’être périmé, déprécié
Lorsque l’acte d’achat cesse d’être une nécessité fonctionnelle pour devenir la source principale d’identité, de statut et de sentiment d’appartenance, pratiquer l’économie de la suffisance devient un acte prophétique.
Que notre solidarité se traduise en habitudes et en choix quotidiens, c’est là l’essentiel de ce que nous pouvons faire.
Commission internationale pour l’écologie intégrale UdJ
1er novembre 2026